Lundi 8 août 2005

Cette année, j’ai repris la route de l’école, « une formation» pour être un meilleur ouvrier au service de Dieu. Je ne me doutais pas de tout le chemin que cela m’entraînerait à faire.

 

Je me suis retrouvée à suivre un « petit peuple » qui, pas après pas, a découvert Dieu, mot après mot a appris à l’entendre puis à l’écouter, et que de Kms parcourus, combien de temps il a fallu ! Exode, exil, occupation, des milliers d’années d’histoire.

 

Une expérience bien humaine, prophètes, apôtres, évangélistes, c’est dans le contenu de leur vie qu’ils L’ont connu, c’est avec leur nature profonde, qualités, défauts, talents, qu’ils nous L’ont raconté. Alors, bien sur, ils ont parfois reculé, résisté ou se sont émerveillés. Ils n’ont pas toujours tout compris, ils ne savaient pas tout mais ils nous ont tout rapporté.

 

Forcément à la fin de mes journées « de marche » avec ces hommes et ces femmes qui me ressemblent tant malgré l’écart d’époque, je me suis demandé : et à moi, est-ce que Tu parles Seigneur ? Difficile au milieu du bruit des moteurs ou du ventilateur de mon ordinateur.

 

Comme cet enseignement suivi ne se limite pas à la journée de « cours », j’ai repris mon cahier et selon les indications du « professeur » rouvert la Bible aux chapitres demandés. Et c’est là que j’ai entendu Sa voix, pas seulement Sa Parole. Emerveillée à mon tour, je n’ai pu que constater que c’est à moi aussi qu’Il parlait dans ce livre.

 

C’est un Père qui a guidé ce peuple, l’a aidé à comprendre, lui a tenu la main lorsqu’il écrivait, peut-être même corrigé ses fautes, doucement, progressivement en lui expliquant avec amour.

 

Et mon Père m’a donné Sa voix à entendre, une source à boire sans modération.  En réponse je lui ai donné l’oreille de mon cœur*.

 

 

*« Ecoute la voix du Seigneur, prête l’oreille de ton cœur,

 

qui que tu sois ton Dieu t’appelle, qui que tu sois Il est ton Père »

 

(Ecoute la voix du Seigneur de Didier Rimaud)

 

Par Marie Maes - Publié dans : religion
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Mercredi 30 mars 2005

Jésus, Dieu fait homme !

Seigneur, quelle idée !

Car quel est cet homme « fait à Ton image » ?

Celui dont j’entends tellement parler au travers de ses exactions, les guerres, tueries, « nettoyages ethniques », les agressions, les vols, etc., la liste serait longue,

ou celui  qui organise des activités pour le Téléthon, donne son temps, son argent aux différentes associations caritatives, ouvre sa maison et son cœur aux pauvres, aux réfugiés etc. (la liste serait-elle aussi longue ?) ?

Il paraît que le mal et le bien existe en chacun, que c’est notre caractère « humain ». Car cet homme fait à Ton image, Tu l’as fait libre de ses choix, libre d’aller puiser dans son cœur amour ou haine, libre d’œuvrer dans la paix ou la violence… Et Jésus est né homme, Dieu a pris chair dans notre humanité… Un homme, comme nous, qui n’a certainement pas passé son enfance à méditer sous une bulle. Lui aussi a du connaître les disputes d’enfants, il a du entendre les querelles, ne serait-ce que de ses voisins, Joseph et Marie ne l’auraient-il jamais réprimandé ? Lui aussi a eu ses choix à faire, à lui aussi il a fallut descendre au plus profond de son cœur, faire appel à toute sa foi, pour refuser les appels du démon, dans le désert et pour Etre Parole d’amour, de paix, de pardon. Pourtant, il n’était « qu’un homme ». Sommes-nous si différents ?

En vivant notre humanité le Fils de Dieu n’a-t-il pas montré que nous pouvions tous, moi , mes voisins, les « étrangers » trouver en nous, et en toute liberté de nos choix, charité et compréhension. D’être effectivement à Ton image amour et paix pour nous autant que pour les autres.

Par Isabelle Marie Maes - Publié dans : mafoi
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Samedi 12 mars 2005

Ils étaient deux, sur un chemin, leurs pas scandaient leur désarroi, leurs doutes, le chagrin.

N’est-ce qu’un texte ?

Luc 24, 13-14

13 ¶ Le même jour, deux disciples vont à un village appelé Emmaüs. C’est à deux heures de marche de Jérusalem. 14  Ils parlent ensemble de tout ce qui vient de se passer.

 

Dans nos vies nous sommes régulièrement confrontés à ces moments de questionnements avec nos espoirs déçus, nos conflits, nos échecs, nos deuils. Et sur  ce chemin de réflexion nous nous tournons vers Dieu parfois avec colère.

Luc 24, 16-18

15. Pendant qu’ils parlent et qu’ils discutent, Jésus lui-même s’approche et il marche avec eux. 16  Les disciples le voient, mais quelque chose les empêche de le reconnaître. 17  Jésus leur demande: «Vous discutiez de quoi en marchant?» Alors les disciples s’arrêtent, ils ont l’air triste. 18  L’un d’eux, appelé Cléophas, lui répond: «Tous les habitants de Jérusalem savent ce qui est arrivé ces jours-ci! Et toi seul, tu ne le sais pas?»

 

Et nous reprenons les événements, les relisons. A mesure reviennent également des faits, des mots porteurs d’espoirs.

Luc 24, 22-24

22  Pourtant, quelques femmes de notre groupe nous ont beaucoup étonnés. Ce matin, très tôt, elles sont allées à la tombe. 23  Elles n’ont pas trouvé le corps de Jésus et elles sont revenues nous dire: "Des anges se sont montrés à nous. Ils nous ont dit: Jésus est vivant!" 24  Quelques-uns de notre groupe sont allés à la tombe, eux aussi. Ils ont tout trouvé comme les femmes l’avaient dit, mais Jésus, ils ne l’ont pas vu!»

 

Nous continuons quand même à l’interpeller : c’est vrai quoi ! Comment as-Tu pu permettre cela ? Nous attendons une réponse.

Luc 24, 25-26

 25  Alors Jésus leur dit: «Vous ne comprenez rien! Votre coeur met beaucoup de temps à croire ce que les prophètes ont annoncé! 26  Il fallait que le Messie souffre de cette façon et que Dieu lui donne sa gloire!»  


27 .Et Jésus leur explique ce que les Livres Saints disent à son sujet. Il commence par les livres de Moïse, ensuite, il continue par tous les livres des prophètes.

 

De questions en réponses, nous poursuivons notre quête et avançons. Jusqu’à pouvoir de nouveau remarquer l’autre, l’inviter.

Luc 24, 28-29

28  Ils arrivent près du village où les disciples devaient aller. Jésus fait semblant d’aller plus loin. 29  Mais les deux hommes lui disent en insistant: «Reste avec nous! C’est le soir et bientôt il va faire nuit.» Jésus entre dans la maison pour rester avec eux.

 

A partager le pain, la vie,  la parole.

La Parole

Luc 24,  30-32

30  Il se met à table avec eux. Il prend le pain et dit la prière de bénédiction. Ensuite, il partage le pain et il le leur donne. 31  Alors, les disciples voient clair et ils reconnaissent Jésus. Mais, au même moment, Jésus disparaît. 32  Ils se disent l’un à l’autre: «Oui, il y avait comme un feu dans notre coeur, pendant qu’il nous parlait sur la route et nous expliquait les Livres Saints!»

 

Le Pain donné, le pain de vie, cette Parole nous pouvons la recevoir de la Bible à tout moment. En ouvrant les yeux, nous ouvrons nos coeurs à l’Amour du Père et au Christ ressuscité, vivant au milieu de nous nos peines et nos joies, n’hésitant jamais à nous rappeler par sa résurrection qu’il faut, peut être, savoir laisser mourir certaines choses pour que nous ressuscitions dans notre existence, pour que l’Amour, la Vie triomphe. Triomphe tant, que nous reprendrons notre chemin, le coeur plein de l’amour reçu de Dieu, alors sur notre route nous le sèmerons et il germera pour les autres.

Ce n’est qu’un regard et une pensée survenus en parcourant le chemin d’Emmaüs.

Par Isabelle Marie Maes - Publié dans : mafoi
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Samedi 26 février 2005

Homme, pourquoi te méprises-tu tellement,

alors que tu es si précieux pour Dieu ?

Pourquoi, lorsque Dieu t’honore ainsi,

te déshonores-tu à ce point ?

pourquoi cherches-tu comment tu as été fait 

et ne recherches-tu pas en vue de quoi tu es fait ?

Est-ce que  toute cette demeure du monde que tu vois

n’a pas été faite pour toi ?

C’est pour toi

que la lumière se répand et dissipe les ténèbres,

c’est pour toi que la nuit est réglée,

pour toi que le jour est mesuré ;

pour toi que le ciel rayonne des splendeurs diverses

du soleil, de la lune et des étoiles ;

pour toi que la terre est émaillée

de fleurs, d’arbres et de fruits ;

pour toi que cette foule étonnante

d’animaux a été créée,

dans l’air, dans les champs, dans l’eau si belle,

pour qu’une lugubre solitude ne gâte pas

la joie du monde nouveau.

En outre, le Créateur cherche ce qu’il peut

bien ajouter à ta dignité :

Il dépose en toi son image,

afin que cette image visibe

rende présent sur terre le Créateur invisible,

et il te confie la gérance des biens terrestres

afin qu’un aussi vaste domaine

n’échappe pas au représentant du Seigneur.

Saint Pierre Chrysologue

Par Isabelle Marie Maes - Publié dans : religion
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